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Le « tilde » sera autorisé pour les prénoms comme Fañch à Brest
Le « tilde » sera autorisé par le procureur, sur les « n » des prénoms des enfants nés à Brest, a-t-on appris, ce mercredi 25 février 2026, via un communiqué transmis par la mairie. Plusieurs familles avaient dû mener un long combat judiciaire pour réussir à faire appeler leur fils « Fañch ».
Dans un communiqué transmis ce mercredi 25 février 2026, la mairie de Brest indique que « les officiers de l’état civil ont reçu, ce lundi 23 février 2026, une instruction du parquet de Brest les autorisant à enregistrer, lors des déclarations de naissance, les prénoms orthographiés avec un tilde sur le n ».
À plusieurs reprises, dans un passé récent, différents procureurs bretons, à Brest ou Lorient, avaient refusé à des parents l’usage du tilde sur le prénom « Fañch », les obligeant à se lancer dans un long bras-de-fer judiciaire. Faute de consensus général, le parquet de Brest avait indiqué aux communes de son ressort, en novembre dernier, avoir saisi le ministère de la Justice, à l'instar de l’ensemble des parquets bretons, sur les conditions d’usage du tilde dans les actes d’état civil au plan national.
« Beaucoup d’incompréhension de certains parents »
Dans son communiqué, le maire de Brest, François Cuillandre, et candidat à un cinquième mandat, précise avoir lui-même transmis un courrier au garde des Sceaux, le 22 janvier 2026, où il lui avait « demandé de revenir sur cette situation afin que ce sujet, qui ne menaçait en rien la République ni la sécurité de la France, puisse rapidement trouver une réponse acceptable par tous, respectueuse de la volonté des parents pour leurs enfants dans une approche homogène sur tout le territoire national ». Un vœu similaire avait été voté à l’unanimité en conseil municipal de Brest, le 2 avril 2024. Ce mercredi, François Cuillandre dit se « félicite(r) que ces différentes démarches aient abouti ».
« Cette instruction (du procureur de Brest, NDLR) met un terme, je l’espère, à une situation qui suscitait beaucoup d’incompréhension de certains parents et de tension avec les officiers d’état civil des communes et encombrait inutilement les services de la Justice. »
Cette décision concernant Brest suscite toutefois plusieurs interrogations. Va-t-elle être généralisée ? Et sur quelle base légale s’appuie-t-elle ? Sollicités ce mercredi, le parquet de Brest et le ministère de la Justice n’ont pas été en mesure de nous répondre avant notre bouclage.
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